Nous concentrons notre disponibilité sur les sinistres majeurs, qu'il s'agisse de nos clients historiques ou de nouveaux dossiers qui nous sont recommandés par eux.

Alain Messika · Expert d’assuré · Guide

Comment choisir son expert d’assuré

Comment choisir

Vous choisissez votre expert d’assuré au pire moment : quelques jours après le sinistre, entre les pompiers, l’assureur, les salariés et la famille. Vous n’avez ni le temps de comparer, ni les repères pour le faire. Et ce choix-là pèsera sur l’indemnité pendant des mois.

Cette page n’est pas une plaquette. C’est la grille que nous vous conseillons d’appliquer — y compris à nous.

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D’abord, qui est qui

Après un sinistre, plusieurs personnes se présentent comme « expert ». Elles ne travaillent pas pour la même personne, et c’est la seule chose qui compte.

QuiQui le mandateQui il défend
Expert de la compagnie (ou « expert d’assurance »)Votre assureurSon mandant, l’assureur
Expert d’assuré (ou « loss assessor »)VousVous
Expert judiciaireLe tribunalPersonne : il éclaire le juge
Courtier ou agentSelon le casIl place et suit le contrat, il ne chiffre pas le dommage

L’expert de la compagnie n’est pas votre adversaire personnel et il n’est pas malhonnête : il fait son travail, pour celui qui le paie. Le déséquilibre n’est pas moral, il est technique. En face de lui, vous chiffrez seul un dommage que vous n’avez jamais chiffré de votre vie, dans un contrat que vous n’avez jamais relu.

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Le mot « expert » : remettons l’église au milieu du village

Avant d’aller plus loin, il faut regarder le vocabulaire en face, parce que tout part de là.

Dans l’assurance, celui qui vient constater et chiffrer les dommages pour le compte de la compagnie s’appelle un expert. Le mot n’est pas neutre, et il n’a pas été choisi au hasard : il donne à une évaluation le poids d’un avis qui ne se discute pas. On ne conteste pas un expert — c’est précisément ce que le mot est là pour produire.

Or le métier, lui, consiste à mesurer, estimer, quantifier. Le terme juste serait évaluateur. C’est moins flatteur, et c’est exactement cela.

La conséquence est mécanique, et elle rejoint ce que nous disions du titre : puisque rien n’encadre l’appellation, on peut être « expert » dès le premier jour. Le marché compte donc des experts sans expérience, parfois des débutants — ce qui est une contradiction dans les termes, puisqu’un expert est censé être celui qui a une pratique approfondie de son métier. Ici, le mot ne désigne pas une compétence : il désigne une fonction.

Et de l’autre côté, la symétrie s’impose d’elle-même. Ceux qui évaluent pour le compte des assurés se sont eux aussi baptisés experts. Ils ne pouvaient pas faire autrement : ils ne sauraient apparaître moins compétents que ceux d’en face, et aucun assuré ne serait rassuré d’être accompagné d’un « évaluateur » quand la compagnie lui envoie un « expert ». Le vocabulaire s’est aligné, pour de bonnes raisons de part et d’autre.

Retenez-en une chose, et elle vous servira toute la lecture de cette page : le mot « expert » ne dit rien de la compétence de celui qui le porte, ni du côté de la compagnie, ni du vôtre. Il dit seulement pour qui il travaille. Ce qui dit quelque chose, ce sont les années, le nombre de dossiers, et les traces vérifiables.

C’est pourquoi la première question à poser n’est pas « êtes-vous expert ? » — tout le monde répondra oui — mais « depuis quand, et combien de dossiers par an ? ».

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Un point que personne ne vous dira

Ce que nous venons de dire du mot a une traduction juridique très simple : le titre d’expert d’assuré n’est protégé par aucun texte. Il n’existe ni diplôme obligatoire, ni inscription sur une liste, ni ordre professionnel. N’importe qui peut, demain, faire imprimer des cartes de visite portant ce titre.

Cela ne veut pas dire que la profession est sans valeur : cela veut dire que la vérification vous appartient. Vous ne pouvez pas vous fier à un titre. Vous ne pouvez vous fier qu’à des preuves.

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Les sept questions à poser avant de signer

1. Depuis quand exercez-vous ce métier, et lui seul ?

Un sinistre majeur met en jeu du droit des assurances, de la comptabilité, de la technique du bâtiment et de la négociation. Cela ne s’improvise pas, et cela ne se fait pas à mi-temps entre deux activités. Demandez une date de début, pas une impression d’ancienneté.

2. Combien de dossiers traitez-vous par an ?

La question paraît étrange ; elle est décisive. Un cabinet qui traite plusieurs centaines de dossiers par an ne peut pas consacrer à chacun le temps qu’un sinistre majeur exige. Un nombre élevé est un signe de volume, pas de qualité. Méfiez-vous de celui qui ne sait pas répondre.

3. Qui va suivre mon dossier, et jusqu’où ?

Celui qui signe le mandat est-il celui qui viendra sur les lieux, qui discutera avec l’expert de la compagnie, qui rédigera le rapport ? Et le suivi va-t-il jusqu’au paiement effectif, ou s’arrête-t-il à l’accord de principe ? Entre les deux, il se passe parfois des mois.

4. Qui vous paie, et comment ?

Un expert d’assuré est rémunéré par vous. C’est ce qui fonde son indépendance : il n’a aucun lien avec la compagnie. Mais la plupart des contrats professionnels, et de nombreux contrats de particuliers, comportent une garantie « honoraires d’expert » qui prend ces honoraires en charge, dans une limite fixée au contrat. Faites-vous dire le mode de calcul, par écrit, avant de signer : un pourcentage, un forfait, sur quelle base, et ce qui se passe si le dossier échoue.

Et si l’assureur refuse de prendre en charge ces honoraires ?

Beaucoup de contrats ne se contentent pas de plafonner cette garantie : ils l’enferment dans des conditions. Vous ne pourriez vous faire assister qu’en cas de désaccord avec l’assureur, et vos honoraires ne seraient pris en charge que s’ils sont utiles et si l’assureur a donné son accord préalable.

Ces clauses ont été jugées, et nous les combattons avec les mêmes arguments dans les dossiers où elles nous sont opposées. Voici ce que les tribunaux en ont dit.

Cour d’appel de Paris, 8e chambre section A, 1er février 2007, RG n° 05/09166 Incendie d’un appartement parisien. L’assureur refusait de rembourser 1 158,83 € d’honoraires d’expert d’assuré. La cour déclare abusive et non écrite la clause « en cas de désaccord lors de l’instruction du sinistre, l’assuré aura la possibilité de se faire assister par un expert de son choix » : elle impose à l’assuré, « dépourvu de toute compétence particulière en ce qui concerne l’évaluation des dommages, d’attendre, voire de provoquer le désaccord avec l’assureur, professionnel compétent en la matière ». Elle « exclut, au début de la négociation entre les parties, des compétences techniques équivalentes » et « pose un préalable abusif à l’égalité entre les parties ». La cour confirme par ailleurs le caractère abusif, potestatif, de la clause subordonnant la prise en charge des honoraires à leur utilité et à l’accord préalable de l’assureur. Elle relève enfin que l’assureur perçoit des primes au titre d’une garantie d’assistance d’expert.

Juridiction de proximité de Montauban, 26 novembre 2008 Incendie d’appartement. Clause d’expertise contradictoire déclarée abusive et non écrite. L’assureur est condamné à payer 1 217,82 € de frais d’expertise, 500 € de dommages et intérêts pour résistance abusive, et 500 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile.

Dans les deux affaires, l’assureur était AXA. Le fondement est aujourd’hui l’article L. 212-1 du code de la consommation : est abusive la clause qui crée, au détriment du consommateur, un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties.

Ce qu’il faut en retenir : le refus de votre assureur de prendre en charge les honoraires de votre expert n’est pas nécessairement la fin de la discussion. Si une telle clause vous est opposée, faites-la examiner avant de renoncer.

5. Que se passe-t-il si nous ne sommes pas d’accord avec la compagnie ?

Un bon interlocuteur vous répond sans hésiter, parce qu’il l’a vécu : la plupart des contrats organisent une tierce expertise — chaque partie garde son expert, les deux en désignent un troisième, et les frais sont partagés selon ce que prévoit le contrat. Au-delà, il reste le référé devant le tribunal pour faire désigner un expert judiciaire, et la voie contentieuse. Celui qui vous répond « cela n’arrive jamais » n’a pas traité beaucoup de dossiers difficiles.

6. Que me remettez-vous, et quand ?

Demandez à voir la forme d’un rapport — pas le contenu d’un dossier confidentiel, la forme. Un chiffrage sérieux est un document opposable : des postes détaillés, des pièces annexées, une méthode explicite. Si l’on vous annonce « on verra à la fin », passez votre chemin.

7. Qu’est-ce que je peux vérifier tout seul ?

C’est la meilleure question, et celle qui gêne le plus. Un cabinet établi laisse des traces publiques : des références, des lettres de clients signées, des interventions dans la presse ou devant des professionnels du droit. Un cabinet sans trace n’est pas nécessairement mauvais — mais vous n’avez alors que sa parole.

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Celui qui sonne à votre porte pendant que ça brûle

Il faut en parler, parce que c’est la façon dont beaucoup d’assurés rencontrent leur premier expert d’assuré : sur le trottoir, devant leur maison ou leur entreprise en flammes, abordés par quelqu’un qui leur tend une carte. Certains arrivent très vite — parfois avant que le feu soit éteint.

Soyons justes : cela ne signifie pas que l’expert qui interviendra ensuite sera mauvais. Celui qui démarche est souvent un commercial ; le technicien qui suivra peut être compétent. Le procès d’intention n’a pas lieu d’être, et nous ne le ferons pas.

Mais deux choses sont certaines, et elles méritent d’être dites :

  • La démarche est commerciale avant d’être technique. On vous aborde au moment où vous êtes le moins en état de juger, et l’on vous demande une signature.
  • Un cabinet dont le carnet est rempli par le bouche-à-oreille n’a pas besoin d’attendre devant un incendie. Le démarchage sur les lieux dit quelque chose du modèle économique de celui qui le pratique : il lui faut des dossiers, et il les cherche là où ils naissent.

La règle à tenir est simple : ne signez rien sur les lieux du sinistre. Prenez la carte, remerciez, et décidez le lendemain, à froid, après avoir posé les sept questions qui précèdent. Un cabinet sérieux ne s’en offusquera pas — il vous le conseillera même.

Et si vous avez déjà signé ?

Vous n’êtes pas nécessairement engagé. Un mandat signé chez vous, ou sur les lieux du sinistre, est un contrat conclu hors établissement au sens du code de la consommation.

Code de la consommation, article L. 221-18 « Le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision […] »

Ce droit joue pour un particulier. Il est également étendu aux petites entreprises, sous deux conditions cumulatives.

Code de la consommation, article L. 221-3 Les dispositions applicables aux relations entre consommateurs et professionnels « sont étendues aux contrats conclus hors établissement entre deux professionnels dès lors que l’objet de ces contrats n’entre pas dans le champ de l’activité principale du professionnel sollicité et que le nombre de salariés employés par celui-ci est inférieur ou égal à cinq ».

Autrement dit : un commerçant ou un artisan de cinq salariés ou moins, démarché sur les lieux de son sinistre pour un mandat d’expertise — qui n’est évidemment pas son activité principale — dispose lui aussi de quatorze jours pour se rétracter, sans avoir à se justifier. Au-delà de cinq salariés, ce droit ne joue plus : la signature engage.

Ces deux textes ont été vérifiés sur Légifrance le 20 septembre 2026.

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Six signaux qui doivent vous arrêter

  • On vous démarche sur les lieux du sinistre, pendant ou juste après. Voir la section précédente : prenez la carte, ne signez pas.
  • On vous annonce un montant avant d’avoir vu le dossier. Personne ne peut chiffrer un sinistre sans avoir lu le contrat et vu les lieux. Une promesse chiffrée au téléphone est une promesse qui ne vous engage pas — elle n’engage pas non plus celui qui la fait.
  • On vous demande de signer tout de suite. L’urgence est celle des mesures conservatoires, pas celle du mandat.
  • On vous approuve sur tout. Un expert qui ne vous contredit jamais ne vous défendra pas davantage face à la compagnie.
  • Le mode de rémunération reste flou ou n’est pas écrit.
  • On dénigre nommément les confrères au lieu de démontrer une méthode.
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Le principe qui encadre toute l’indemnisation

Quel que soit l’expert choisi, un principe gouverne le dossier : l’assurance de biens est un contrat d’indemnité. Elle répare, elle n’enrichit pas.

Code des assurances, article L. 121-1, premier alinéa « L’assurance relative aux biens est un contrat d’indemnité ; l’indemnité due par l’assureur à l’assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. »

Tout le travail de l’expert d’assuré tient dans cet espace : établir la valeur réelle de ce que vous avez perdu, et obtenir qu’elle soit reconnue — ni plus, ni moins. C’est pourquoi un cabinet sérieux ne vous promet pas un montant : il vous promet une méthode.

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Ce que vous pouvez vérifier chez nous

Nous appliquons à notre tour la grille ci-dessus. Voici ce qui est vérifiable, et où.

CritèreCe que nous pouvons montrer
AnciennetéAlain Messika exerce comme expert d’assuré depuis 1993, soit 33 ans.
Dossiers choisisLe cabinet choisit ses dossiers : pas de nouveau dossier en dehors de ses clients historiques et des recommandations, sauf exception. 4 043 dossiers traités depuis l’origine.
Enjeux traités967 millions d’euros d’indemnités obtenues pour nos clients. Intervention en France, en Europe, en Afrique et en zone Pacifique.
SatisfactionQuestionnaire remis en fin de dossier : moyenne 9,3/10 ; 100 % des clients déclarent nous recommander.
Traces publiques34 lettres de clients, publiées et signées. Interventions à France 2, France 3 et M6. Interventions à des colloques à la Maison du Barreau de Paris, aux côtés d’avocats et d’experts judiciaires.
FormationLicencié en sciences juridiques et politiques, maître en droit privé.
IndépendanceAucun lien capitalistique ni commercial avec une compagnie d’assurance. Nous n’intervenons jamais pour le compte d’un assureur.
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Une précision, par honnêteté

Nous n’acceptons pas de nouveau dossier en dehors de ceux que nous confient nos clients historiques, ou les personnes qu’ils nous recommandent — sauf exception.

L’exception existe : un sinistre peut nous décider par sa nature ou par sa gravité. Rien ne vous interdit de nous écrire, et nous vous répondrons.

Ce n’est pas une coquetterie. C’est la conséquence directe de la limite que nous nous imposons — soixante dossiers par an — et c’est exactement la question que nous vous conseillons plus haut de poser à tout cabinet : combien de dossiers traitez-vous ? Nous ne pouvions pas vous donner ce conseil et nous y soustraire.

Cette page n’est donc pas un argumentaire commercial. Elle est écrite pour vous servir, que vous fassiez appel à nous ou non : les sept questions, les six signaux d’alerte et les décisions citées valent pour n’importe quel cabinet que vous rencontrerez.

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Questions fréquentes

L’expert d’assuré est-il nécessaire ?

Non, pas forcément. Un sinistre à faible enjeu ou sans difficulté technique peut être conduit seul. En cas de difficulté, vous pouvez faire appel à un expert d’assuré à tout moment, tant que rien n’est signé.

Quand faut-il l’appeler ?

Le plus tôt possible, avant tout déblaiement et avant la première visite de l’expert de la compagnie. Ce qui a été jeté ne se chiffre plus. Il reste utile d’intervenir plus tard, mais la marge de manœuvre diminue à chaque étape franchie sans vous.

Combien coûte un expert d’assuré ?

Ses honoraires sont à votre charge, ce qui fonde son indépendance, mais la plupart des contrats professionnels et de nombreux contrats de particuliers comportent une garantie « honoraires d’expert » qui les prend en charge dans une limite fixée au contrat. Le mode de calcul doit vous être indiqué par écrit avant toute signature.

Mon assureur peut-il refuser que je sois assisté ?

Vous restez libre de vous faire assister par le conseil de votre choix. Et si votre contrat prévoit que cette assistance n’est possible qu’« en cas de désaccord », sachez qu’une clause de ce type a été déclarée abusive et non écrite par la cour d’appel de Paris le 1er février 2007 (RG n° 05/09166) : elle obligeait l’assuré à provoquer le désaccord avec un professionnel compétent avant de pouvoir être conseillé, et posait « un préalable abusif à l’égalité entre les parties ». Voir plus haut.

Et si le désaccord persiste ?

La plupart des contrats prévoient une tierce expertise : chaque partie garde son expert, un troisième est désigné, les frais sont partagés selon le contrat. Si cela ne suffit pas, le juge des référés peut désigner un expert judiciaire, et la voie contentieuse reste ouverte.

Intervenez-vous partout ?

Le cabinet intervient en France, en Europe, en Afrique et en zone Pacifique, sur les sinistres à forts enjeux.